Une pétition pour dire non aux licences fédérales 2034 et 2050... en 2018 !

Christophe Carré, membre du Comité de Direction du Tennis Club de Crépy en Valois

 

Assemblée Générale de la Fédération Française de Tennis (16 février 2013)

Extraits du discours d’ouverture du président de la FFT, Jean Gachassin.

(texte intégral disponible ici / Site FFT).

Citations surlignées par nos soins

[...]

Au-delà du sport, on sait que l’un des indicateurs majeurs de la santé de notre fédération c’est l’importance de nos effectifs.

À cet égard, je suis également très fier de voir que symboliquement, entre 2008 et 2012, nous avons gagné une quinzaine de milliers de licences. Mais surtout, nous avons stabilisé nos effectifs à un niveau très élevé. Notre fédération s’appuie sur une base extrêmement solide d’un million cent mille licenciés qui en font le premier sport individuel en France. Ce socle est essentiel, il nous donne beaucoup de force et de crédit dans les actions que nous menons et pour ce que nous représentons, notamment vis-à-vis de notre autorité de tutelle, le ministère des Sports.

Ici aussi, hélas, il y a quelques nuages : la réforme des rythmes scolaires récemment décidée par nos gouvernants est de nature à nous inquiéter quelque peu sur notre capacité à maintenir nos effectifs chez les jeunes dans les années qui viennent. Nous avons, au cours de ces quatre années, fait beaucoup pour nos clubs et leurs dirigeants. C’était un des engagements que nous avions pris collectivement lors de notre élection, et je crois pouvoir dire que, là aussi, nous avons bien travaillé.

À titre personnel, je me suis attaché à être un président de proximité. Pendant ces quatre ans, j’ai beaucoup voyagé, sillonné le territoire national, pour mon plus grand plaisir. J’adore aller à la rencontre de nos dirigeants de club, j’adore échanger avec eux, j’adore prendre le pouls sur le terrain. Les gens me le rendent bien, car, manifestement, ils apprécient ces visites.

Aider nos clubs et leurs dirigeants était un axe essentiel de la politique que nous entendions mener. Nous l’avons fait, avec notamment le déploiement de l’outil ADOC, essentiel dans la gestion des clubs et leur développement. Nous avons innové avec le développement de la licence électronique. Nous avons également mis beaucoup d’argent dans le tennis français – de temps en temps, il faut bien en parler, même si ce n’est dans notre univers associatif qu’un moyen et non un but. Nous avons encore augmenté les dotations au plan de développement de plus de 10 % entre 2008 et 2012. Sur quatre ans nous avons reversé près de 100 millions d’euros sur le territoire national dans le cadre de ce plan de développement, dont plus de 10 millions au titre de l’équipement.

Dans nos assemblées générales comme dans nos réunions de dirigeants, bien sûr, on parle souvent de Roland-Garros, de notre stade, des sujets fondamentaux pour notre avenir. Mais soyez bien convaincus que, au cours de ces quatre ans, la vie de notre tennis fédéral a toujours été au coeur de nos préoccupations. Pour mémoire, je citerai les congrès interrégionaux, les universités d’été et tout ce que nous avons fait de manière générale en termes de marketing sportif pour aider nos clubs. Nous nous sommes penchés sur la problématique de la fréquentation de nos clubs, notamment de la fidélisation des adultes. Nous avons toujours cherché des idées pour améliorer encore la pratique du tennis sur le territoire national, car nous sommes désireux de coller à la réalité du terrain pour toujours améliorer la vie de nos clubs et de nos licenciés, avec des idées novatrices – comme le Beach Tennis, un concept intéressant.

En matière de compétition aussi, nous avons fait beaucoup, avec le développement de l’AEI et un certain nombre d’évolutions dans l’organisation de nos compétitions, très importantes dans la vie de nos clubs – je pense, notamment, à nos compétitions par équipes –, ou en matière de classement, que nous avons voulu plus juste.

J’évoquais à l’instant Roland-Garros. Comment ne pas en parler ? Roland-Garros, c’est le navire amiral de notre fédération, qui contribue très fortement au rayonnement mondial du tennis français, mais aussi à nos finances puisque, nous le savons, nous sommes extrêmement dépendants des ressources dégagées par le tournoi, qui nous donne les moyens de notre politique et de nos actions, et bien sûr les moyens de financer notre projet de modernisation du stade.

Nous avons eu, au cours de ces quatre ans des éditions remarquables du tournoi. Et cette année, nous avons vécu une originalité avec une finale le lundi. Il fallait bien que cela arrive un jour ! Plus sérieusement, en quatre ans le chiffre d’affaires du tournoi a progressé de 30 millions d’euros, soit une croissance spectaculaire de 20 %. Bien sûr, le succès de Roland-Garros ne se limite pas à son succès financier. La diffusion planétaire du tournoi sur les chaînes de télévision du monde entier a encore progressé de plus de 20 % en quatre ans. Aujourd’hui, les tournois du grand Chelem ont un immense crédit dans le monde du sport, et nous sommes très fiers d’être l’un de ces quatre piliers, fiers qu’aujourd’hui Roland-Garros soit clairement identifié comme un des événements majeurs de la planète Sport, tous sports confondus, dans le monde entier.

Je parlais de nuages qui se sont accumulés au dessus de nos têtes. Depuis un an, nous vivons dans un contexte de vive tension avec les joueurs, à propos de la répartition de la richesse dégagée par le tournoi. Nous sommes en train d’apporter des réponses de nature à apaiser le climat entre les joueurs et nous, mais c’est un sujet extrêmement préoccupant sur lequel nous devons, et devrons, être très vigilants. Nous devrons prendre les bonnes décisions, afin d’assurer la pérennité du succès de notre événement, qui évidemment passe avant tout par les joueurs.

Mais la préservation du succès de Roland-Garros ne passe pas seulement par notre relation avec les joueurs.

[...]

Roland-Garros c’est aussi un stade. Vous le savez, c’est un dossier majeur pour l’avenir de notre fédération. Là encore, j’ai envie de dire qu’au cours de ces 4 dernières années nous avons singulièrement amélioré notre position. Pour mémoire : quand j’ai pris les rênes de la fédération, il y a quatre ans, nous avions le projet – quelque peu saugrenu, il faut bien le dire – d’installer le futur court “central” de Roland- Garros… à plusieurs centaines de mètres du stade. Aujourd’hui, nous avons un autre projet très cohérent, très qualitatif, qui bien sûr sera très coûteux. Mais cet investissement est absolument indispensable si nous voulons continuer à faire la course en tête et préserver le statut de notre tournoi du Grand Chelem. Car là encore, parmi les nuages qui s’amoncellent au-dessus de notre tête, il y a une concurrence mondiale exacerbée, avec de nouveaux Eldorados du sport où l’argent coule à flots. Nous en avons un exemple à quelques centaines de mètres de chez nous, au Parc-des-Princes. Aujourd’hui dans le monde entier de nombreux promoteurs proposent des sommes absolument extravagantes aux joueurs pour qu’ils aillent jouer chez eux plutôt que dans les grands tournois historiques. Nous sommes sous une forte pression et avons donc l’obligation de réussir le projet de modernisation de notre stade pour démontrer au monde du tennis que Roland-Garros a vocation à rester l’un des rendez-vous majeurs du calendrier international.

Ce projet n’est pas mené sous un ciel très clément. Nos détracteurs sont extrêmement virulents, extrêmement motivés, ils ne vont pas nous lâcher.

Malgré tout, nous avons un projet vertueux, un très beau projet. Nous faisons les choses dans le respect des lois de ce pays, et avons donc toutes les raisons de penser qu’au bout du compte nous y arriverons, même si, nous le savons, la route est semée d’embûches. Fort heureusement, nous n’attendrons pas sa livraison finale, à horizon 2018, pour voir notre stade s’améliorer. Nous avons déjà conduit des améliorations au cours des dernières années, avec notamment les travaux réalisés sur le court Suzanne-Lenglen et le nouveau Club des Loges, vraiment magnifique. Il nous a permis de fidéliser mieux encore nos clients des relations publiques et, au passage, d’améliorer nos ressources provenant de ce secteur d’activité qui pourtant, depuis quelques années, souffre beaucoup de la crise. Oui, notre stade s’est amélioré. C’est un travail progressif que nous menons, année après année, pour qu’il soit de plus en plus beau.

Je crois sincèrement que tout ce que j’évoque là nous a permis, au cours de ces 4 années, de redonner à notre fédération un plus grand crédit aussi bien sur le plan national, dans le paysage sportif français, que sur le plan international, au sein du Grand Chelem, dans nos relations avec la fédération internationale et l’ensemble de ses membres, avec l’ATP ou encore avec la WTA. Nous avons aujourd’hui regagné une véritable crédibilité vis-à-vis de tous nos interlocuteurs nationaux et internationaux, ce qui donne à notre tournoi et à notre fédération beaucoup plus de force et l’influence que nous n’en avions il y a quatre ans. Face aux nombreux enjeux majeurs et aux difficultés auxquelles nous allons être confrontés, ce crédit restauré sera un atout précieux.

Pour conclure ce propos, je vous demanderai encore d’excuser cette démonstration d’autosatisfaction, mais je crois qu’ensemble nous pouvons être fiers du chemin parcouru depuis quatre ans. Même si nous pouvons et devrons faire mieux encore.

J’ai gardé le meilleur pour la fin. Il y a quatre ans, nous avons commencé ce mandat dans une relative division. Quatre ans plus tard, nous sommes unis, nous sommes réunis tous ensemble, solidaires, et le symbole de la liste unique qui est présentée aux suffrages aujourd’hui est extrêmement fort. Il y a un an, j’avais conclu mon discours ici même, en assemblée générale, en appelant l’ensemble des dirigeants du tennis français à l’unité. J’ai été entendu, j’en suis extrêmement heureux, et je vous en remercie très sincèrement. C’était l’un des axes forts de ce que je voulais faire. Je voulais être un président fédérateur et j’ai la faiblesse de penser que j’y suis arrivé. Aujourd’hui, notre fédération est unie et solidaire. En termes d’image vis-à-vis du monde extérieur, en termes d’efficacité en interne, pour mener à bien tous les chantiers que nous aurons à mener, c’est aussi un atout majeur. Encore une fois, je vous remercie pour votre confiance. Soyez bien convaincus qu’au-delà de la fierté personnelle que je peux en tirer, je suis surtout heureux parce que cela montre que collectivement nous avons fait du bon travail, et parce que cela nous donne beaucoup de force. Issu d’un sport collectif, je sais à quel point le fait de jouer ensemble est essentiel pour la réussite collective. Encore une fois, merci beaucoup pour cette confiance.

À l’heure où je vous demande de me renouveler votre confiance, je ne vais pas vous présenter les grandes lignes du projet FFT 2016 “Être sport”, qui décrit les grandes orientations de notre projet pour les quatre années qui viennent. Ce programme a été largement diffusé et commenté sur le site internet dédié. J’y reviendrai – je l’espère, en tout cas ! – en fin de journée si comme c’est prévu vous me renouvelez votre confiance. Bien sûr, il va sans dire que ma motivation est intacte ; elle est même plus grande que jamais. J’ai envie de rester à la tête de cette formidable maison qu’est la FFT. J’ai vécu quatre années extraordinaires en tant que président. J’ai vécu des expériences humaines et sportives extrêmement fortes. Encore une fois, je suis fier de ce que nous avons accompli tous ensemble et j’ai vraiment très envie de continuer sur ce chemin-là. Je l’ai dit, nous allons avoir un certain nombre de zones de turbulences à traverser. Je suis extrêmement motivé pour le faire, une fois de plus, à la tête d’une équipe soudée et solidaire. Merci par avance de la confiance que j’espère vous allez me renouveler, et encore une fois je vous assure de mon plus grand enthousiasme au service du tennis français. Je vous remercie.

 

 

 

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